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L’ONG britannique Overseas Development Institute (ODI) a révélé, dans un rapport publié le 16 avril, que l’Afrique perd environ 1,8 milliard de dollars par an à cause des frais élevés supportés par les Africains établis à l’étranger qui transfèrent de l’argent à leurs proches, en utilisant des services comme MoneyGram ou Western Union.
«En Afrique subsaharienne, les frais sont en moyenne de 12% sur les transferts de 200 dollars US, ce qui équivaut quasiment au double de la moyenne mondiale», a précisé l’ODI qui a comparé les frais de virement appliqués à l’Afrique et ceux en vigueur dans d’autres régions du monde. L’ONG basée à Londres explique ces frais de transferts exorbitants par le «manque de concurrence» étant donné que seules deux sociétés de transfert de fonds, en l’occurrence Western Union et MoneyGram, contrôlent le marché des virements à l’étranger.

«Cette surtaxe sur les transferts détourne les ressources dont les familles ont besoin pour pouvoir investir dans l’éducation, la santé et la construction d’un avenir meilleur. Elle fragilise un lien vital pour des centaines de milliers de familles africaines», a déclaré le directeur de l’ODI, Kevin Watkins.

Selon le rapport de l’ODI, l’alignement des frais pour les Africains sur la moyenne mondiale produirait suffisamment de revenus pour financer la scolarisation de quelques 14 millions d’enfants, soit presque la moitié des enfants non scolarisés en Afrique subsaharienne, et pour fournir de l’eau potable à 21 millions de personnes.

Agence Ecofin